Mon bonheur avant tout

 

Elle s’appelait Krishna.

Elle avait dix neuf ans et elle fit la connaissance de Jay. Pauvreté et richesse. Domination et servitude. Oublie de soi au profit des siens. Au départ, elle semble vivre une belle histoire d’amour avec Jay dans une Inde controversée. Cette amour passion se transforme en domination pour un fils de riche qui fait d’elle la courtisante, la servante, là prostituée à son service.

Elle résiste à la douleur, au nom de sa famille qu’elle entretient. Un jour n’en pouvant plus de ses sévices, elle tue son amant froidement à l’aide d’un couteau. De retour à la maison, elle est accueillie par un père ingrat qui jouis de son sacrifice tout en méprisant la main qui le nourrit. Face à la honte d’être pour son entourage, une femme entretenue sans mari, l’ingratitude d’une famille dont elle doit assurer la survie, la détresse de s’être éloigné de son rêve de danseuse au profit d’un homme, qui a fait d’elle, un objet sexuel à son service.

Face à tout ça et au vide de son âme, elle décide de se donner la mort, d’un coup de poignard, seule dans le désert.

Triste histoire…

Ok il s’agit du scénario d’un film Bollywood bien ficelé, je l’avoue, mais n’empêche que c’est le portrait caricatural de plus d’une vie et peut-être même de la votre.

 On s’oublie. On s’oublie tous.

Pour aider la famille, pour suivre un mari au bout du monde au nom de sa carrière, pour s’occuper des enfants, pour être au chevet d’un parent mourant, pour payer les études d’un petit frère, pour une cause, pour la paix dans le monde…bref, on se donne pour tout et n’importe quoi.

On s’oublie et on essaye de se donner bonne conscience en nous rassurant que cela fait de nous quelqu’un de meilleur.

Et vous alors? Qui s’occupe de votre bonheur? Qui s’en souci?

Croyez-le ou non, personne.

Aussi longtemps que vous donnerez aux autres sans compter et sans penser à vous, vous ne récolterez que de l’ingratitude. Ok, on nous dit qu’il faut donner sans rien attendre en retour, je dirais que c’est une belle philosophie pas toujours réaliste parce que le coeur a soif de reconnaissance.

La meilleure façon d’y palier c’est de simplement penser à soi avant tout. Ça sonne très égoiste je le sais mais c’est un acte vital.

Donnez vous en premier. Pensez à vous en priorité. Faites vous du bien en abondance. Si vous êtes comblé, vous comblerez le monde autour de vous. Un verre vide ne peux étancher la soif d’un voyageur, faites vous du bien et votre verre sera suffisamment plein pour combler autrui.

La prochaine fois que vous voudrez poser un acte à autrui, rassurez vous que cela fait votre bonheur et non pas le sien. Si vous faites votre bonheur, alors, vous ferez le sien.