Ne vous tuez pas, tout n’est que vanité

Je me suis dit : « Va, essaie la joie et goûte au bonheur. Va dans des discothèques, sors tous les soirs et amuse-toi. Mais je n’ai pas trouvé le bonheur. Je résolus de m’adonner à l’alcool, le vin, la cigarette et toutes les drogues. Je n’ai rien refusé à mon corps, sans cesse à la recherche de nouvelles sensations, mais la sensation de vide n’a pas disparu.

Je me suis lancé dans de grands projets : je me suis bâti un empire, j’ai acheté des maisons, et possédé les dernières sorties de véhicules. Mais je me sens toujours pauvre.

J’ai eu des employés, des domestiques, leurs enfants sont nés dans ma maison, ils ont servi mes intérêts et ceux de ma progéniture. Mais je me sens toujours esclave.

J’ai encore amassé de l’argent et de l’or, la fortune des grandes villes de ce monde et des États. J’ai eu des assistants personnels sur tous les domaines de ma vie. Mais je me sens toujours inutile.

Je me suis agrandi, j’ai surpassé tous mes prédécesseurs, je suis une légende, je suis célèbre, adulé et reconnu comme une référence. Mais pourtant je me sens comme un imposteur.

Rien de ce que mes yeux convoitaient, je ne l’ai refusé. Je n’ai privé mon cœur d’aucune joie ; je me suis réjoui de tous mes travaux, et ce fut ma part pour tant de labeur. J’ai connu l’extase et le sexe sans attache, j’ai connu l’amour. Mais je me sens
Impuissant.

Voilà, quand j’ai regardé tous les travaux accomplis par mes mains et ce qu’ils m’avaient coûté d’efforts, j’ai compris tout n’était que vanité et poursuite de vent ; rien à gagner sous le soleil !

Voici donc ce que j’ai constaté : autant la lumière l’emporte sur les ténèbres, autant la sagesse l’emporte sur la folie.
Le sage a les yeux où il faut ; le fou marche dans l’obscurité. Mais je sais aussi que tous deux auront le même sort.

Alors je me suis dit : « Si le sort du fou et le mien sont les mêmes, à quoi bon avoir été si sage ? »

Car le sage ne laisse aucun souvenir, pas plus que le fou, et cela pour toujours, puisque, dès les jours suivants, tout est oublié. Comment se fait-il que le sage meure aussi bien que le fou ?

En effet, que reste-t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?

Tous ses jours sont autant de souffrances, ses occupations sont autant de tourments : même la nuit, son cœur n’a pas de repos. Cela aussi n’est que vanité.

Rien de bon pour l’homme, sinon manger et boire, et trouver le bonheur dans son travail. J’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu.

 » Extrait du livre de Salomon, Ecclesiastes au chapitre II et modernisé avec mes mots

Ma conclusion ?

Vis simplement ta vie sans prise de tête, aimes qui tu veux aimer, fais ce que tu as envie de faire, dis ce qui tu penses, crois en qui tu veux, vas où tu veux, quittes qui tu veux. Le monde peut t’appeler marginal, dérangé, fou, à côté de la plaque, pute, brigand, mauvais garçon, bon à rien… Et alors ?

Sois simplement TOI. Sois qui tu as envie d’être parce que le temps s’écoule rapidement, les heures filent, les saisons se succèdent et tu es peut-être en train de passer à côté de la plus belle chose qui puisse t’arriver. Tu es peut-être en train de passer à côté de TA VIE.

Si tu n’es pas en paix avec toi-même, si tu te sens comme un usurpateur, si tous tes avoirs ne t’apportent aucune satisfaction… Alors là mon vieux, ma vieille (et oui c’est le nom que tu mérites), il est temps de CHANGER de VIE.

C’est le temps de VIVRE !!! !!!